UNE GUINEE NOUVELLE EST POSSIBLE

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Portrait du Ministre

Monsieur Mourana SOUMAH
Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation

De la rigueur des finances publiques à la vision d’un État qui se réinvente.

Dans le paysage institutionnel guinéen, Mourana SOUMAH s’est imposé au fil des années par son expertise, sa rigueur et son sens aigu de la transformation publique.

Économiste de formation et acteur majeur de la modernisation des finances publiques guinéennes, il a bâti une trajectoire d’exception, reconnue sur la scène internationale et jalonnée de réformes qui ont profondément marqué la gouvernance du pays.

Aujourd’hui à la tête du Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation, il déploie une vision stratégique de l’action publique, au service d’un État plus performant et plus souverain.

Son parcours débute à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, où il obtient un diplôme en sciences économiques à la fin des années 1990. Fier de ses racines académiques guinéennes et animé par une exigence constante de progression, il choisit de confronter ce socle aux standards internationaux.

Il poursuit ainsi ses études en France, avec un master en gestion de la politique économique au CERDI de l’Université d’Auvergne, puis au cycle international de l’ENA Paris-Strasbourg en économie et finances publiques. S’y ajoutent des expériences au sein d’institutions de référence : le Fonds monétaire international, Bercy, l’espace BCEAO, le Canada et le Maroc.

Mais c’est dans l’administration guinéenne que son profil prend toute sa dimension. Dans ce long passage au cœur des finances publiques, là où se décident les enjeux essentiels : comment l’État mobilise ses ressources, comment il les organise, les sécurise, et construit sa crédibilité. Il y passe deux décennies à comprendre le fonctionnement réel de l’État, à en repérer les failles et à concevoir les réformes capables de les combler.

De PRIDE Finances en 1999 aux services des impôts en 2003, puis à l’Agence Comptable Centrale du Trésor entre 2006 et 2008, Mourana SOUMAH gravit progressivement les échelons d’un univers où l’on n’improvise pas. Il y apprend la discipline des comptes, la rigueur des procédures et la responsabilité des décisions. Mais surtout, il y forge une conviction qui marquera tout son parcours : une réforme n’a de valeur que si elle tient dans le temps.

Entre 2010 et 2012, il contribue à la mise en place de l’Agence Comptable Centrale des Dépôts du Trésor et au renforcement du traitement des opérations bancaires. Mais son nom reste surtout associé au Compte Unique du Trésor, réforme décisive qui permet à l’État de mieux maîtriser sa trésorerie et de renforcer la transparence de la gestion des ressources publiques. Sa familiarité précoce avec la modernisation des outils publics, notamment via la plateforme SCIE, l’installe déjà au cœur des premiers leviers de digitalisation du Trésor, bien avant que le numérique ne devienne un enjeu central des politiques publiques.

Lorsqu’il accède en décembre 2021 à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, il en maîtrise déjà les fondations et conduit l’institution avec exigence, éthique et redevabilité. Cette trajectoire trouve une reconnaissance internationale en mai 2023, lorsqu’il est élu à la présidence de l’Association Internationale des Services du Trésor. Une distinction qui consacre un parcours et positionne la Guinée dans les échanges mondiaux.

Sa nomination au poste de Ministre de l’Économie et des Finances en mars 2024 s’inscrit dans cette continuité. Sous son leadership, la Guinée obtient pour la première fois de son histoire une notation souveraine internationale, B+ Stable par Standard & Poor’s. En 2024 et 2025, elle se classe première de son groupe à la Banque mondiale en matière d’absorption des financements extérieurs, devant la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Togo. Il engage parallèlement plusieurs réformes structurantes : premier cadre réglementaire des investissements publics, déploiement de Trésor Pay pour dématérialiser la collecte des recettes non fiscales, et transformation de la Direction de la dette en Direction générale des financements.

Cette dynamique s’accompagne d’un vaste programme de modernisation des infrastructures financières de l’État, avec la construction de 33 trésoreries préfectorales, de 33 logements destinés aux trésoriers, d’hôtels des finances dans les sept régions administratives ainsi que du déploiement des Agences Régionales des Dépôts du Trésor, initié à Conakry puis étendu à Boké, Kindia et Mamou. Elle se traduit également par la restructuration d’Areeba Guinée, qui aboutit à la prise de contrôle totale de l’opérateur par l’État guinéen.

Grand commis de l’État, il représente la Guinée en qualité de gouverneur du FMI, de la BAD et du FSA, ainsi que de gouverneur suppléant de la Banque mondiale. Cette expertise lui vaut d’être distingué, en décembre 2025, par Financial Afrik Group parmi les cinq meilleurs ministres des Finances d’Afrique.

En février 2026 s’ouvre un nouveau chapitre : celui d’un ministère dont le périmètre, Communication, Économie Numérique et Innovation, dessine les nouveaux leviers de la puissance publique. À la tête de ce département stratégique, Mourana SOUMAH y apporte  une lecture singulière de l’action publique : faire de la communication un instrument de crédibilité, du numérique un levier de performance et de l’innovation un moteur de croissance.

Son engagement, notamment au sein du Comité stratégique du Programme Simandou 2040 lui vaut en mars 2026 la Médaille d’honneur du travail de l’Ordre national du Mérite, décernée par Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République. Une reconnaissance qui témoigne d’un service rendu avec constance, intégrité et sens du devoir, par un homme attaché à ses racines, proche des jeunes et engagé auprès des communautés.

En définitive, le parcours de Mourana SOUMAH ne se résume pas à une succession de fonctions. Il raconte la trajectoire d’un homme qui a appris à servir l’État dans ce qu’il a de plus exigeant, avant d’être appelé à le porter dans ce qu’il a de plus visible. Un bâtisseur de systèmes confronté désormais à un défi plus large encore : faire de l’action publique une manière pour la Guinée de se projeter et de prendre fièrement sa place dans le monde.